mercredi 26 septembre 2007
Courir (se mettre à)

Le geste est court et courir dure, sinon cela ne s’appelle
pas courir. Courir n’est donc pas un geste. C’est
se mettre à courir qui l’est.
Comment vint-il à l’homme l’idée de se mettre à courir
?
mercredi 26 septembre 2007

Le geste est court et courir dure, sinon cela ne s’appelle
pas courir. Courir n’est donc pas un geste. C’est
se mettre à courir qui l’est.
Comment vint-il à l’homme l’idée de se mettre à courir
?
vendredi 10 août 2007

Notre époque d’esthètes peine à se l’imaginer mais il y eut un âge de l’humanité sans sport.
jeudi 9 août 2007

Au sein de l’humanité pré-sportive, deux objectifs
géométriquement contradictoires motivaient le
saut : cueillir une pomme qu’une taille bassement
humaine rendait inaccessible ; éviter un projectile
rasant - belette ultra-speed ou balle de revolver
tiré par un hippocampe -, voué volontairement ou
non à vous défoncer les tibias. Bizarrement, ce
saut-esquive ne survit dans le sport que lorsque
l’attaquant de football élève ses jambes hors de
portée du ciseau agressif du tacleur, ou lorsqu’il
passe au dessus du gardien qui, le précédant, s’est
couché jalousement sur la balle.
dimanche 8 juillet 2007

Soumis comme tous à la gravité, le corps de sport
appelle la chute. Sur l’échelle d’altitude, si l’on
excepte les deux extrémités, les sports de combat (où
la chute de l’adversaire est le but) et la chute libre
(où la chute est une fin en soi), la chute est une déconvenue
à quoi exposent les postures, les déséquilibres,
les vitesses induits par la pratique du sport.
samedi 17 mars 2007

Dans les sports de combat où son usage semblerait
légitime, et presque redondant, on ne trouvera de «
frapper » qu’à la marge, comme si boxe, karaté, akido
et compagnie s’étaient ligués pour bouter hors de la
zone d’affrontement un mot ou une notion risquant
de les ramener à la violence que leur parure technique
ou philosophique s’évertue à euphémiser.

On pourrait noter ici encore l’indémêlable proximité
de tirer avec frapper. On préférera s’étonner de ce
dont étonnamment on ne s’étonne plus : la possibilité
pour l’humain de projeter un ballon dans un cercle
métallique assorti d’un filet nommé basket, mais
surtout perché à trois mètres et éloigné du double ;
ou d’envoyer, en le frappant du pied, un ballon a
trente mètres de soi dans un petit espace virtuel
appelé lucarne (que le cuir a du même coup « débarrassé
des toiles d’araignée », dit la vox populi)
mardi 27 février 2007

Les mammouths ont-ils disparu parce que l’homme se mit à courir ou parce qu’il se mit à lancer ? Les deux, et c’était trop pour les premiers, devoir courser ces gadjos à deux pattes qui finissaient par s’arrêter à bout de souffle et vous lançaient une pierre en pleine gueule.